Le Petit Prince
Collège
Gignac-la-Nerthe
 

Les Troubles Spécifiques des Apprentissages

samedi 31 octobre 2015

Cet article est fortement inspiré par l’ouvrage "Les troubles spécifiques des apprentissages - Isabelle Poulet - Edition Chronique Sociale).

Avec l’abord neuropsychologie, les TSA peuvent se définir à quatre niveaux :
- le niveau neurobiologie, celui du cerveau : le siège d’une lésion ou d’un dysfonctionnement ;
- le niveau cognitif, celui du traitement des informations : la déficience ;
- celui de l’école, où s’expriment avec plus ou moins d’intensité les déficits durables dans un ou plusieurs domaines d’apprentissage : l’incapacité ;
- celui de l’enfant, dans son ressenti et son vécu, celui des conséquences sur sa progression scolaire, sur ses relations avec l’entourage (parents, enseignants, camarades...) et à plus ont terme sur son venir : le désavantage.

L’enfant souffrant par exemple d’une dyslexie, liée à un dysfonctionnement cérébral, présente une déficience du langage écrit, responsable d’incapacités à l’école (lecture non scolairement fonctionnelle, difficulté à orthographier), lesquelles entraînent un désavantage certain. Par rapport à ses pairs, il ne démarre pas sur un pied d’égalité : il est dans une situation injuste et inéquitable.

Même si tous les élèves qui ont des troubles spécifiques des apprentissages ne relèvent pas du handicap, parce que les atteintes peuvent perte de sévérité variable, il faut penser pour eux des compensations du désavantage et des adaptations, les inventer et ne rien s’interdire par avance, car pour nous tout élève peut apprendre.

Reconnaitre et distinguer ces troubles

Les TSA comprennent les troubles spécifiques du langage oral (dysphasie), les troubles spécifiques du langage écrit (dyslexie - dysorthographie), les dysgraphies et les dyscalculies.

Ces troubles peuvent être associés chez un même enfant : il peut y avoir comorbidité .

4 à 6% des enfants présentent des TSA, parmi lesquels 1% sont atteint de troubles sévères. Ces troubles concernent trois à quatre garçons pour une fille.

Leur origine neurobiologie et génétique est établie.

Les TSA sont :
- des troubles cognitifs : ils peuvent être considérés comme le symptôme, la conséquence visible, révélant les troubles des fonctions cognitives sous-jacentes et s’extériorisant principalement à l’école.
- des troubles spécifiques : ils affectent le développement alors qu’ils ne touchent qu’une partie des fonctions cognitives ou des apprentissages, les autres étant préservées. Il s’agit de dysfonctionnements isolés, sans déficience intellectuelle globale, et ils peuvent concerner un enfant normalement scolarisé.
- troubles et non pas retards : ils sont durables et résistants ; ce ne sont pas de simples retards.

Les TSA présentés dans un document de l’académie de Besançon

Caractériser les différents troubles

il y a deux types de troubles spécifiques du langage (TSL) : la dysphasie et la dyslexie.

95% des dyspepsiques seront dyslexiques

60% des dyslexiques ont des troubles du langage oral

20% des adultes en situation de précarité sont dyslexiques

La dysphasie = trouble spécifique du langage oral

Caractéristiques :
- la communication est préservée (contrairement à l’autisme)
- les aspects relationnels et sociaux du langage sont investis de façon adéquate
- mais la forme linguistique du message est distordue : non-respect des règles constitutives de la langue
- 1% des enfants sont concernés
- il y a plus des garçons que de filles

Fiche pratique de l’académie de Besançon.

La dyslexie = trouble spécifique du langage écrit

C’est un trouble persistant de la reconnaissance automatique des mots chez une personne d’efficience intellectuelle normale.
Il y a des difficultés d’acquisition de la lecture avec un retard en lecture d’au moins 18 mois.

Enfants à besoins éducatifs particuliers :
- En France : 20%
- Elle touche plus de garçons que de filles
- d’autres troubles sont souvent associés

Fiche pratique de l’académie de Besançon.

La dysgraphie = trouble spécifique de l’écrit

C’est une déviance de la qualité de l’écriture qui ne peut être expliquée simplement par un déficit neurologique ou intellectuel, ou par un manque d’apprentissage. Elle se caractérise par des critères d’inconfort ou de fatigabilité, d’inefficacité ou lenteur, d’illisibilité.

Un enfant dysgraphique est toujours maladroit, mais il peut être :
- soit lent et précis : graphisme appliqué et mise en page soignée, mais tremblement possibles ;
- soit raide et tendu : tracé crispé et aspect anguleux ;
- soit hypotonique au contraire : écriture petite, ronde, étalée en largeur, tracé peu précis, ligne ondulée, mise en page négligée ;
- soit impulsif avec un manque de contrôle des mouvements : formes imprécises, prolongement excessif des finales, des accents, de la ponctuation, mise en page bâclée, marges réduites et lignes irrégulières.

La dysgraphie sur le site d’intégrascol

La dysorthographie = trouble de l’orthographe

C’est le trouble de l’orthographe qui est souvent associé à la dyslexie.

La dysorthographie sur le site Orthophonie

La dyscalculie = trouble du calcul

Dyscalculie signifie :
- difficultés en numération, opérations arithmétiques, résolution de problèmes, géométrie ;
- retard significatif dans les tests standardisés de mathématiques par rapport à l’âge développement ;
retard qui interfère avec la réussite scolaire : le diagnostic ne peut être posé avant deux ans d’apprentissage formel (CP/CE1).

De 1% à 6% des enfants peuvent être atteints et il y autant de garçons que de filles.

La dysgraphie sur le site Orthophonie

 
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